Le colza fut chétif, l'avoine médiocre; et le blé se vendit fort mal, à cause de son odeur. Une chose étrange, c'est que la Butte enfin épierrée donnait moins qu'autrefois.

Il crut bon de renouveler son matériel. Il acheta un scarificateur Guillaume, un extirpateur Valcourt, un semoir anglais et le grand araire de Mathieu de Dombasle. Le charretier le dénigra.

—Apprends à t'en servir!

—Eh bien, montrez-moi!

Il essayait de montrer, se trompait, et les paysans ricanaient.

Jamais il ne put les astreindre au commandement de la cloche. Sans cesse, il criait derrière eux, courait d'un endroit à l'autre, notait ses observations sur un calepin, donnait des rendez-vous, n'y pensait plus—et sa tête bouillonnait d'idées industrielles. Il se promettait de cultiver le pavot en vue de l'opium, et surtout l'astragale qu'il vendrait sous le nom de café des familles.

Afin d'engraisser plus vite ses boeufs, il les saignait tous les quinze jours.

Il ne tua aucun de ses cochons et les gorgeait d'avoine salée. Bientôt la porcherie fut trop étroite. Ils embarrassaient la cour, défonçaient les clôtures, mordaient le monde.

Durant les grandes chaleurs, vingt-cinq moutons se mirent à tourner, et peu de temps après, crevèrent.

La même semaine, trois boeufs expiraient, conséquence des phlébotomies de Bouvard.