Foureau tâcha de le défendre. Le Comte et Hurel l'attaquèrent. Qu'était une fonction municipale près d'un sacerdoce!—et le Baron ne se fût pas cru marié s'il l'eût été, seulement devant une écharpe tricolore.

—Bravo! dit M. Jeufroy, qui entrait. Le mariage étant établi par
Jésus…

Pécuchet l'arrêta.—Dans quel évangile? Aux temps apostoliques on le considérait si peu, que Tertulien le compare à l'adultère.

—Ah! par exemple!

—Mais oui! et ce n'est pas un sacrement! Il faut au sacrement un signe. Montrez-moi le signe, dans le mariage! Le curé eut beau répondre qu'il figurait l'alliance de Dieu avec l'Église. Vous ne comprenez plus le christianisme! et la Loi…

—Elle en garde l'empreinte dit M. de Faverges; sans lui, elle autoriserait la Polygamie!

Une voix répliqua: Où serait le mal?

C'était Bouvard, à demi caché par un rideau. On peut avoir plusieurs épouses, comme les patriarches, les mormons, les musulmans et néanmoins être honnête homme!

—Jamais s'écria le Prêtre! l'honnêteté consiste à rendre ce qui est dû. Nous devons hommage à Dieu. Or qui n'est pas chrétien, n'est pas honnête!

—Autant que d'autres dit Bouvard.