Ah! je meurs! Abriman, tu es le maître!

Hilarion, derrière Antoine, retient un cri de joie—et Ormuz plonge dans les ténèbres.

Alors paraît

LA GRANDE DIANE D'ÉPHÈSE

noire avec des yeux d'émail, les coudes aux flancs, les avant-bras écartés, les mains ouvertes.

Des lions rampent sur ses épaules; des fruits, des fleurs et des étoiles s'entre-croisent sur sa poitrine; plus bas se développent trois rangées de mamelles; et depuis le ventre jusqu'aux pieds, elle est prise dans une gaine étroite d'où s'élancent à mi-corps des taureaux, des cerfs, des griffons et des abeilles.—On l'aperçoit à la blanche lueur que fait un disque d'argent, rond comme la pleine lune, posé derrière sa tête.

Où est mon temple?

Où sont mes amazones?

Qu'ai-je donc … moi l'incorruptible, voilà qu'une défaillance me prend!

Ses fleurs se fanent. Ses fruits trop mûrs se détachent. Les lions, les taureaux penchent leur cou; les cerfs bavent épuisés; les abeilles, en bourdonnant, meurent par terre.