Quand j'étais un enfant, je m'amusais avec des cailloux à construire des ermitages. Ma mère, près de moi, me regardait.

Elle m'aura maudit pour mon abandon, en arrachant à pleines mains ses cheveux blancs. Et son cadavre est resté étendu au milieu de la cabane, sous le toit de roseaux, entre les murs qui tombent. Par un trou, une hyène en reniflant, avance la gueule!… Horreur! horreur!

Il sanglote.

Non, Ammonaria ne l'aura pas quittée!

Où est-elle maintenant, Ammonaria?

Peut-être qu'au fond d'une étuve elle retire ses vêtements l'un après l'autre, d'abord le manteau, puis la ceinture, la première tunique, la seconde plus légère, tous ses colliers; et la vapeur du cinnamome enveloppe ses membres nus. Elle se couche enfin sur la tiède mosaïque. Sa chevelure à l'entour de ses hanches fait comme une toison noire,—et suffoquant un peu dans l'atmosphère trop chaude, elle respire, la taille cambrée, les deux seins en avant. Tiens!… voilà ma chair qui se révolte! Au milieu du chagrin la concupiscence me torture. Deux supplices à la fois, c'est trop! Je ne peux plus endurer ma personne!

Il se penche, et regarde le précipice.

L'homme qui tomberait serait tué. Rien de plus facile, en se roulant sur le côté gauche; c'est un mouvement à faire! un seul.

Alors apparaît

UNE VIEILLE FEMME