—Pourquoi?
—Ah! parce que...»
Ils allaient côte à côte, elle appuyée sur son bras, et les volants de sa robe lui battaient contre les jambes. Alors, il se rappela un crépuscule d'hiver, où, sur le même trottoir, Mme Arnoux marchait ainsi à son côté; et ce souvenir l'absorba tellement, qu'il ne s'apercevait plus de Rosanette et n'y songeait pas.
Elle regardait, au hasard, devant elle, tout en se laissant un peu traîner, comme un enfant paresseux. C'était l'heure où l'on rentrait de la promenade, et des équipages défilaient au grand trot sur le pavé sec. Les flatteries de Pellerin lui revenant sans doute à la mémoire, elle poussa un soupir.
«Ah! il y en a qui sont heureuses! Je suis faite pour un homme riche, décidément.»
Il répliqua d'un ton brutal:
«Vous en avez un, cependant!» car M. Oudry passait pour trois fois millionnaire.
Elle ne demandait pas mieux que de s'en débarrasser.
«Qui vous en empêche?»