Par derrière, MINERVE, debout sur un piédestal, s’appuie contre sa lance. La peau de la gorgone lui couvre la poitrine; et un péplos de lin descend à plis réguliers jusqu’aux ongles de ses orteils. Ses yeux glauques, qui brillent sous sa visière, regardent au loin attentivement.

A la droite du palais, le vieillard NEPTUNE chevauche un dauphin battant de ses nageoires un grand azur qui est le ciel ou la mer, car la perspective de l’Océan continue l’éther bleu; les deux éléments se confondent.

De l’autre côté, PLUTON farouche, en manteau couleur de la nuit, avec une tiare de diamants et un sceptre d’ébène, est au milieu d’une île entourée par les circonvolutions du Styx;—et ce fleuve d’ombre va se jeter dans les ténèbres, qui font sous la falaise un grand trou noir, un abîme sans formes.

MARS, vêtu d’airain, brandit d’un air furieux son bouclier large et son épée.

HERCULE, plus bas, le contemple, appuyé sur sa massue.

APOLLON, la face rayonnante, conduit, le bras droit allongé, quatre chevaux blancs qui galopent; et CÉRÈS, dans un chariot que traînent des bœufs, s’avance vers lui une faucille à la main.

BACCHUS vient derrière elle, sur un char très bas, mollement tiré par des lynx. Gras, imberbe et des pampres au front, il passe en tenant un cratère d’où déborde du vin. Silène, à ses côtés, chancelle sur un âne. Pan aux oreilles pointues souffle dans la syrinx; les Mimallonéides frappent des tambours, les Ménades jettent des fleurs, les Bacchantes tournoient la tête en arrière, les cheveux répandus.

DIANE, la tunique retroussée, sort du bois avec ses nymphes.

Au fond d’une caverne, VULCAIN bat le fer entre les Cabires; çà et là les vieux Fleuves, accoudés sur des pierres vertes, épanchent leurs urnes; les Muses debout chantent dans les vallons.

Les Heures, de taille égale, se tiennent par la main; et MERCURE est posé obliquement sur un arc-en-ciel, avec son caducée, ses talonnières et son pétase.