Antoine commence à trembler.
Il n’est plus devant sa cabane, mais dans le désert,—ayant à ses côtés ces deux bêtes monstrueuses, dont la gueule lui effleure l’épaule.
LE SPHINX.
O Fantaisie, emporte-moi sur tes ailes pour désennuyer ma tristesse!
LA CHIMÈRE.
O Inconnu, je suis amoureuse de tes yeux! Comme une hyène en chaleur, je tourne autour de toi, sollicitant les fécondations dont le besoin me dévore.
Ouvre ta gueule, lève tes pieds, monte sur mon dos!
LE SPHINX.
Mes pieds, depuis qu’ils sont à plat, ne peuvent plus se relever. Le lichen, comme une dartre, a poussé sur ma gueule. A force de songer, je n’ai plus rien à dire.
LA CHIMÈRE.