Athanase.—Illustre père de l’Église, né à Alexandrie en 296, mort en 373. Succéda à saint Alexandre, patriarche d’Alexandrie, et déploya le plus grand courage et la plus grande habileté à défendre le catholicisme contre l’hérésie d’Arius. Tous ses écrits se rapportent à ce but, presque l’unique de sa vie.
Atys.—Personnage de la mythologie païenne, qui se rattachait étroitement, mais obscurément, aux mystères de Cybèle dont les prêtres se mutilaient avant l’initiation, en souvenir de la mutilation diversement interprétée, qu’avait subie l’amant de la Déesse.
Audiens.—Membres d’une secte chrétienne, fondée par Audée, vers le commencement du IVe siècle, en Mésopotamie, et qui attribuaient à Dieu la forme humaine. Leurs mœurs étaient rigides; mais leur doctrine, dangereuse pour la tranquillité publique, les fit bannir.
B
Baaras.—Plante merveilleuse du mont Liban, qu’on disait croître au printemps, aussitôt après la fonte des neiges. Lumineuse la nuit, invisible le jour, elle passait pour avoir la propriété de transmuer les métaux en or et de détruire les charmes des sortilèges.
Baïa.—Ancien nom de la ville de Baies, dans la province de Naples, qui était autrefois très florissante.
Balacius.—Préfet de l’empereur Constance au IIIe siècle, persécuteur des chrétiens, et à qui saint Antoine aurait prédit sa fin.
Barcouf.—Auteur présumé d’écrits apocryphes dont Basilide, le gnostique égyptien, invoquait l’autorité.
Bardesane.—Philosophe célèbre, né en Syrie, au IIe siècle, qui professa de grandes innovations dans le catholicisme, tout en les déguisant dans des hymnes sous le respect extérieur des textes bibliques. Il disait que Jésus-Christ n’avait point pris un corps humain, que nous ressusciterons avec un autre corps subtil et céleste, habitation de notre âme avant son péché.
Basilide.—Chef d’une école philosophico-religieuse d’Alexandrie, qui professait que le monde avait été créé par des intelligences émanées de l’Être suprême, ce qui expliquait plus facilement l’origine du mal. Il prétendait aussi que Jésus, n’ayant que l’apparence d’un homme, avait pris la figure de Siméon le Cyrénéen, lequel fut crucifié à sa place, et que l’âme se purifiait de ses fautes en passant dans des corps successifs jusqu’à ce qu’elle eût satisfait à la justice céleste.