Si la poste d’Auray eût été arrivée, nous fussions partis tout de suite pour Belle-Isle; mais on attendait la poste d’Auray. Assis dans la cuisine de l’auberge, en chemise et les bras nus, les marins de passage patientaient en buvant chopine.
«A quelle heure arrive-t-elle donc, la poste d’Auray?
—C’est selon; à dix heures, d’ordinaire, répondit le patron.
—Non, à onze heures, dit un autre.
—A midi, fit M. de Rohan.
—A une heure.
—A une heure et demie.
—Souvent, elle n’est pas ici avant deux heures.
—C’est pas régulier!»
Nous en étions convaincus; il en était trois.