SATAN.
Tu as donc peur.
SMARH.
Aucun homme n’arriva jamais si haut; mon corps n’en peut plus. Le vertige me prend, soutiens-moi.
SATAN.
Rapproche-toi plus près de moi, viens, cramponne-toi à mes pieds, si tu as peur.
SMARH.
Étrange spectacle, voilà le globe qui est là devant moi et je l’embrasse d’un coup d’œil; la terre me semble entourée d’une auréole bleue et les étoiles fixées sur un fond noir.
SMARH.
Oh! grâce, grâce, assez, assez; je tremble, j’ai peur; il me semble que cette voûte va s’écrouler sur moi, que l’infini va me manger, que je vais m’anéantir aussitôt.