Son style valait sa parole. Ses proclamations dépassent tout.

La première du comte d’Artois débutait ainsi: «Français, le frère de votre roi est arrivé!»

Celle du prince: «J’arrive. Je suis le fils de vos rois. Vous êtes Français.»

Ordre du jour daté de Bayonne: «Soldats, j’arrive!»

Une autre, en pleine défection: «Continuez à soutenir, avec la vigueur qui convient au soldat français, la lutte que vous avez commencée. La France l’attend de vous!»

Dernière à Rambouillet: «Le roi est entré en arrangement avec le gouvernement établi à Paris, et tout porte à croire que cet arrangement est sur le point d’être conclu.» Tout porte à croire était sublime.

«Une chose me chiffonne, dit Bouvard, c’est qu’on ne mentionne pas ses affaires de cœur!»

Et ils notèrent en marge: «Chercher les amours du prince!»

Au moment de partir, le bibliothécaire, se ravisant, leur fit voir un autre portrait du duc d’Angoulême.

Sur celui-là, il était en colonel de cuirassiers, de profil, l’œil encore plus petit, la bouche ouverte, avec des cheveux plats, voltigeant.