Chateaubriand. Génie du Christianisme, p. 138.

Linguistique.

Si on avait un dictionnaire des langues sauvages, on y trouverait des restes évidents d’une langue antérieure parlée par un peuple éclairé, et, quand même nous ne les trouverions pas, il en résulterait seulement que la dégradation est arrivée au point d’effacer ces derniers restes.

De Maistre. Soirées de Saint-Pétersbourg.

Les sciences naturelles sont secondaires.

Il appartient aux prélats, aux nobles, aux grands officiers XXX de l’État, d’être les dépositaires et les gardiens des vérités conservatrices, d’apprendre aux nations ce qui est mal et ce qui est bien, ce qui est vrai et ce qui est faux dans l’ordre moral et spirituel. Les autres n’ont pas le droit de raisonner sur ces sortes de matières. Ils ont les sciences naturelles pour s’amuser. De quoi pourraient-ils se plaindre?

8e Entretien, p. 131. De Maistre. Soirées de Saint-Pétersbourg.

La science doit être mise à la seconde place.

Si l’on n’en vient pas aux anciennes maximes, si l’éducation n’est pas rendue aux prêtres et si la science n’est pas mise partout à la seconde place, les maux qui nous attendent sont incalculables; nous serons abrutis par la science, et c’est le dernier degré de l’abrutissement.

De Maistre. Essai sur les principes générateurs.