ROUSSELIN.

Tu es bien injuste! Onésime, au fond, a beaucoup plus d’instruction que tu ne penses. Il a été élevé par un ecclésiastique éminent, et la famille remonte au XIIe siècle. Tu peux voir dans le vestibule un arbre généalogique. Pour ces dames, parbleu, ce ne sont pas des lionnes... mais enfin!... Et quant à M. de Bouvigny, on n’a pas plus de loyauté, de...

LOUISE.

Mais vous le déchiriez depuis la candidature, et il vous le rendait! Ce n’est pas comme Murel, qui vous a défendu, celui-là! Il vous défend encore! Et c’est lui que vous me dites d’oublier! Je n’y comprends rien! Qu’est-ce qu’il y a?

ROUSSELIN.

Je ne peux pas t’expliquer; mais pourquoi voudrais-je ton malheur? Doutes-tu de ma tendresse, de mon bon sens, de mon esprit? Je connais le monde, va! Je sais ce qui te convient! Tu ne nous quitteras pas! Vous vivrez chez nous! Rien ne sera changé! Je t’en prie, ma Louise chérie! tâche!

LOUISE.

Ah! vous me torturez!

ROUSSELIN.

Ce n’est pas un ordre, mais une supplication! (Il se met à ses genoux.) Sauve-moi!