C’est là un vrai service que vous me rendez! Merci du fond de l’âme, car sans vous je ne savais que devenir. Partout où je me suis présenté, depuis un mois bientôt, porte close! Ah! les amis! Et que de tentatives, d’efforts! (Il baisse la tête.)

ALFRED.

Allons, bien! vous voilà retombé dans vos idées mélancoliques, romantiques et poétiques! (Lui tapant sur l’épaule.) Ce bon Paul! il n’a pas changé: prompt à s’enflammer toujours pour toutes les femmes et à donner dans toutes les illusions. C’est comme votre histoire du cabaret. (Il rit.) Ah! ah! ah!

PAUL.

Mais quand je vous dis que j’ai vu...

ALFRED.

Bah! vous aurez été la dupe de quelque hallucination ou d’un faiseur de tours! Comme si l’on rencontrait dans les bouges de la banlieue des créatures célestes disparaissant à travers les murailles! Vous avez beau soutenir qu’elle est belle comme une fée, et même qu’elle en portait le costume, les fées, mon cher, ne sortent plus de la Chaussée d’Antin; et je compte tout à l’heure vous en faire voir une, qu’on appelle dans le monde Mme Kloekher... et qui a pour nous quelque indulgence.

PAUL, saluant.

Ah!

ALFRED.