PAUL.

Oh! plus de ces mots-là! Lève la tête! toi qui as secouru ma détresse autrefois et qui maintenant me délivres, chère providence de ma vie, pauvre amour méconnu! Et j’ai pu en chercher d’autres! Ah! comme j’étais ingrat pour le passé, aveugle pour l’avenir! Je me suis laissé prendre tout le long de ma route par des illusions funestes, d’autant plus irrésistibles que je retrouvais dans chacun de ces monstres survenant pour me perdre quelque chose de toi, ton image!—Et tu étais, au contraire, si loin!

JEANNE.

Oh! pas si loin!

PAUL.

Comment?

JEANNE.

Moi aussi, j’étais aveugle!

PAUL.

Que veux-tu dire?