LETOURNEUX.
Mais vous n’y pensez pas, Kloekher.
KLOEKHER.
Laissez-moi, vous! (Letourneux fait un geste de stupéfaction et de pitié.) Je suis heureux... oui,—écoutez tous!—heureux de vous avoir là, réunis, pour être témoins d’un acte de... de haute justice... non! (bas) de confiance! Il s’agit d’une restitution!—qu’est-ce que je dis donc là!—d’un dépôt sacré!... (Se frappant la poitrine à deux poings.) Imbécile!... oui, tant pis!... je dis bien!... sa... sa... sacré!
PAUL, fièrement.
Je ne suis pas venu pour cela, monsieur!
KLOEKHER.
N’importe, jeune homme! Je profite de l’occasion. C’est un fardeau qu’on m’enlève, et, dès ce soir... (lui serrant la main) pas plus tard! (Le bruit de la fête villageoise redouble au dehors.) Ah! comme ça fait plaisir d’entendre cette gaieté populaire! Eh! ce serait doubler notre bonheur que de le partager avec eux. Les pauvres gens! ils n’ont pas déjà tant de joie tout le long de l’année!... (Criant.) Débouchez le champagne! Qu’on les fasse entrer! Ouvrez tout!... Ah! le beau jour!... (Tout le décor s’éclaire en rose.) Je vois la vie en rose!... Quel beau jour!
SCÈNE IV.
Les Précédents, un flot de peuple où se trouve le cabaretier, LE PÈRE ET LA MÈRE THOMAS.