Sablez! sablez! sablez!

Le décor, tout rose maintenant, s’éclaire de plus en plus, jusqu’à la fin du tableau. Des fleurs lumineuses, pareilles à de grandes tulipes et à des tournesols, s’épanouissent dans les arbres. Les raisins d’une vigne, serpentant autour d’un chêne, deviennent des grenats; les feuilles d’un tremble se changent en argent; et tous les arbres et tous les arbustes, selon leur essence particulière, prennent différents feuillages en pierres précieuses.—Tout le monde s’embrasse, saute de joie, applaudit. Le père et la mère Thomas envoient des baisers à leur fils.

DOMINIQUE, à Paul.

Eh bien! Tout est fini, mon bon maître, plus rien dans le sac! Amusons-nous, comme les autres.

PAUL, lentement et bas, en prenant sur le pliant un cœur et le tenant entre ses doigts.

Mais il y en a encore un, Dominique!

DOMINIQUE, le lui prenant vivement.

Ah! ce ne sera pas long! ça me connaît! (A un monsieur.) Vous, là-bas, monsieur?

LE MONSIEUR.

J’en ai pris!