LA FEMME.

Bien heureuse, mon seigneur, que me faut-il de plus?

SMARH répond au docteur.

A vous dire vrai, je n’ai jamais cherché le bonheur dans la science, je n’ai point travaillé, lu, compulsé.

SATAN.

Ni moi non plus, il y a là dedans plus de vanité que d’autre chose; mais ce n’est point la science des livres dont je parle, maître, c’est celle du cœur et de la nature.

SMARH.

Sans doute! Alors j’ai mûrement réfléchi, et bien des ans de ma vie.

SATAN.

J’avais donc raison de dire que vous étiez savant. Ce mot-là doit-il s’appliquer à un homme qui possède beaucoup de livres, comme à une bibliothèque, plutôt qu’à un autre qui est saint, qui possède Dieu, car la vraie science, c’est Dieu.