SATAN.
Tu as donc peur?
SMARH.
Aucun homme n’arriva jamais si haut; mon corps n’en peut plus, le vertige me prend, soutiens-moi.
SATAN.
Rapproche-toi plus près de moi, viens, cramponne-toi à mes pieds, si tu as peur.
SMARH.
Étrange spectacle! Voilà le globe qui est là, devant moi, et je l’embrasse d’un coup d’œil; la terre me semble entourée d’une auréole bleue et les étoiles fixées sur un fond noir.
SATAN.
Avais-tu donc rêvé quelquefois quelque chose d’aussi vaste?