SATAN.

L’océan des iniquités a baigné tous les cœurs, et l’immensité du mal ne s’étendit-elle pas sur la terre? D’abord il emporta quelques hommes, puis il vint dans les villes, il monta sur les trônes, il emporta les palais, à lui les cités! Il gagna les campagnes, les forêts, et chaque jour il s’étend comme un nouveau déluge, comme une mer qui monte.

SMARH.

Cet océan dont tu parles est donc aussi fort que celui-ci?

SATAN.

Plus vaste encore, et ses tempêtes font plus de ravages.

SMARH.

Et où donc chercher un refuge si tout n’est que néant, corruption, abîme sans fond?

SATAN.

Ah! où donc? où donc? que sais-je?