Varajou commanda: «Une demi-tasse et un carafon de fine, de la meilleure.»
Puis il s'assit, attendant sa consommation.
Il était accoutumé à passer ses soirs de liberté avec ses camarades, dans le tapage et la fumée des pipes. Ce silence, ce calme l'exaspéraient. Il se mit à boire, du café d'abord; puis son carafon d'eau-de-vie, puis un second qu'il demanda. Il avait envie de rire maintenant, de crier, de chanter, de battre quelqu'un.
Il se dit: «Cristi, me voilà remonté. Il faut que je fasse la fête.» Et l'idée lui vint aussitôt de trouver des filles pour s'amuser. Il appela le garçon.
—Hé, l'employé!
—Voilà, m'sieu.
—Dites, l'employé, ousqu'on rigole ici?
L'homme resta stupide à cette question.
—Je n'sais pas, m'sieur. Mais ici!
—Comment ici? Qu'est-ce que tu appelles rigoler, alors, toi?