Le premier jour, M. d'Arnelles chassa avec son entrain habituel; mais, quand on repartit vers dix heures, sous le haut soleil radieux, qui jetait de grands triangles de lumière dans les échancrures blanches de la côte, il se montra un peu soucieux, rêvant parfois, contre son habitude.

Dès qu'on fut de retour au pays, une sorte de domestique en noir vint lui parler bas. Il sembla réfléchir, hésiter, puis il répondit:

—Non, demain.

Et, le lendemain, la chasse recommença. M. d'Arnelles, cette fois, manqua souvent les bêtes, qui pourtant se laissaient choir presque au bout du canon de fusil; et ses amis riant, lui demandaient s'il était amoureux, si quelque trouble secret lui remuait le cœur et l'esprit. À la fin, il en convint.

—Oui, vraiment, il faut que je parte tantôt, et cela me contrarie.

—Comment, vous partez? Et pourquoi?

—Oh! j'ai une affaire qui m'appelle, je ne puis rester plus longtemps.

Puis on parla d'autre chose.