—Eh bien! monsieur, me dit-il en m'apercevant. On n'a pas trouvé votre homme. Mes agents n'ont pu mettre la main dessus.
Ah! Je me sentis défaillir.
—Mais … Vous avez bien trouvé sa maison? demandai-je.
—Parfaitement. Elle va même être surveillée et gardée jusqu'à son retour. Quant à lui, disparu.
—Disparu?
—Disparu. Il passe ordinairement ses soirées chez sa voisine, une brocanteuse aussi, une drôle de sorcière, la veuve Bidoin. Elle ne l'a pas vu ce soir et ne peut donner sur lui aucun renseignement. Il faut attendre demain.
Je m'en allai. Ah! que les rues de Rouen me semblèrent sinistres, troublantes, hantées.
Je dormis si mal, avec des cauchemars à chaque bout de sommeil.
Comme je ne voulais pas paraître trop inquiet ou pressé, j'attendis dix heures, le lendemain, pour me rendre à la police.
Le marchand n'avait pas reparu. Son magasin demeurait fermé.