Elle parut stupéfaite.

—Comment, tu ne vois pas?… tu ne vois pas?… elle est trop forte, en vérité … tu ne vois pas? Mais c'est un scandale public; il est taré à force d'être cornard!

Il répondit:

—Ah! mais non! Un homme serait taré parce qu'on le trompe, taré parce qu'on le trahit, taré parce qu'on le vole?… Ah! mais non. Je te l'accorde pour la femme, mais pas pour lui.

Elle devenait furieuse.

—Pour lui comme pour elle. Ils sont tarés, c'est une honte publique.

Bondel, très calme, demanda:

—D'abord, est-ce vrai? Qui peut affirmer une chose pareille tant qu'il n'y a pas flagrant délit.

Mme Bondel s'agitait sur son siège.

—Comment? qui peut affirmer? mais tout le monde! tout le monde! ça se voit comme les yeux dans le visage, une chose pareille. Tout le monde le sait, tout le monde le dit. Il n'y a pas à douter. C'est notoire comme une grande fête.