—«Té, laisse-le donc, si ça l’amuse.

«Mais le père reprenait:

—«Allons, Mathéo, ne te penche pas comme ça.

«Alors, comme le fils n’entendait point, il le prit par son vêtement pour le faire rentrer dans le wagon, et il tira.

«Mais voilà que le corps nous tomba sur les genoux. Il n’avait plus de tête, madame... elle avait été coupée par un tunnel. Et le cou ne saignait seulement plus; tout avait coulé le long de la route...»

Une des dames poussa un soupir, ferma les yeux, et s’abattit vers sa voisine. Elle avait perdu connaissance...

Notes d’un Voyageur ont paru dans le Gaulois du 4 février 1884.


AVIS.

Nous aurions voulu faire suivre le présent volume, comme les précédents, de quelques opinions de la Presse. Nous n’en voyons guère qui méritent d’être réimprimées ici. Outre qu’un livre de nouvelles ne bénéficie jamais, auprès de la critique, de l’attention que suscite le roman, il importe de rappeler que les premiers grands succès de Maupassant ont été avant tout de public et d’opinion. D’ailleurs, au moment où les Contes de la Bécasse parurent, leur auteur était encore rangé dans l’école naturaliste, et on sait assez que ladite école se butait alors à la mauvaise volonté avouée de toute la critique officielle.