—«Ah!»—Et je me sentis devenir pâle.

Elle semblait parfaitement à son aise, et souriait en me regardant.

Dès qu’elle m’eut laissé seul avec son mari, il me prit les mains, les serrant à les broyer: «Voici longtemps, cher monsieur, que je veux aller vous voir. Ma femme m’a tant parlé de vous. Je sais... oui, je sais en quelle circonstance douloureuse vous l’avez connue, je sais aussi comme vous avez été parfait, plein de délicatesse, de tact, de dévouement dans l’affaire...» Il hésita, puis prononça plus bas, comme s’il eût articulé un mot grossier «... Dans l’affaire de ce cochon de Morin.»

NOTE.

Ce Cochon de Morin a paru dans le Gil Blas du mardi 21 novembre 1882, sous la signature: Maufrigneuse.

Quelques modifications de détail: le texte du Gil Blas est plus court que celui du livre; les faits sont les mêmes, la nouvelle se développe avec les mêmes incidents, mais les chapitres II et III ont été particulièrement revus par l’auteur, qui s’est appliqué à donner à ses personnages une attitude plus comique.


LA FOLLE.

A Robert de Bonnières.

Tenez, dit M. Mathieu d’Endolin, les bécasses me rappellent une bien sinistre anecdote de la guerre.