Adélaïde entra en fonctions le lendemain et se mit à travailler dur, sans dire un mot, comme elle faisait chez ses parents.

Vers neuf heures, comme elle nettoyait les carreaux de la cuisine, monsieur Omont la héla.

—«Adélaïde!»

Elle accourut. «Me v’là, not’maître.»

Dès qu’elle fut en face de lui, les mains rouges et abandonnées, l’œil troublé, il déclara: «Écoute un peu, qu’il n’y ait pas d’erreur entre nous. T’es ma servante, mais rien de plus. T’entends. Nous ne mêlerons point nos sabots.

—Oui, not’ maître.

—Chacun sa place, ma fille, t’as ta cuisine; j’ai ma salle. A part ça, tout sera pour té comme pour mé. C’est convenu?

—Oui, not’ maître.

—Allons, c’est bien, va à ton ouvrage.

Et elle alla reprendre sa besogne.