—Mais certainement, monsieur. Un des commis sortit pour rire à son aise; un autre se mouchait avec force.
Lantin impassible, rouge et grave, annonça:
—Je vais vous les apporter.
Et il prit un fiacre pour aller chercher les joyaux.
Quand il revint chez le marchand, une heure plus tard, il n’avait pas encore déjeuné. Ils se mirent à examiner les objets pièce à pièce, évaluant chacun. Presque tous venaient de la maison.
Lantin, maintenant, discutait les estimations, se fâchait, exigeait qu’on lui montrât les livres de vente, et parlait de plus en plus haut à mesure que s’élevait la somme.
Les gros brillants d’oreilles valent vingt mille francs, les bracelets trente-cinq mille, les broches, bagues et médaillons seize mille, une parure d’émeraudes et de saphirs quatorze mille; un solitaire suspendu à une chaîne d’or formant collier quarante mille; le tout atteignant le chiffre de cent quatre-vingt-seize mille francs.
Le marchand déclara avec une bonhomie railleuse:
—Cela vient d’une personne qui mettait toutes ses économies en bijoux.
Lantin prononça gravement: