Quand donc fera-t-on de la politique de bonne foi au lieu de faire uniquement de la politique de parti? Jamais, sans doute, car le seul mot «politique» semble être devenu le synonyme de «mauvaise foi arbitraire, perfidie, ruse et délation».
Cependant la ville d’Ajaccio, si jolie au bord de son golfe bleu, entourée d’oliviers, d’eucalyptus, de figuiers et d’orangers, attend les travaux indispensables qui feront d’elle la plus charmante station d’hiver de toute la Méditerranée.
Il y faut organiser des plaisirs qui attirent les continentaux, étudier les projets, voter les fonds, et les habitants inquiets regardent depuis huit jours déjà si la seconde moitié du Conseil général consent à remonter dans la salle où l’attend la première moitié en nombre insuffisant pour délibérer.
Mais les grands sommets montrent au-dessus des collines leurs pointes de granit rose ou gris; l’odeur du maquis vient chaque soir, chassée par le vent des montagnes; il y a là-bas des défilés, des torrents, des pics, plus beaux à voir que des crânes d’hommes politiques, et je pense tout à coup à un aimable prédicateur, le P. Didon, que je rencontrai l’an dernier dans la maison du pauvre Flaubert.
Si j’allais voir le P. Didon?
La Patrie de Colomba a paru dans le Gaulois du 27 septembre 1880.
LE MONASTÈRE DE CORBARA.
UNE VISITE AU P. DIDON.