Quelques jours plus tard, l’indépendance corse fut proclamée, la maison Bonaparte incendiée, et les trois sœurs du fugitif remises à la garde de l’abbé Reccho.

Puis une frégate française, qui recueillait sur la côte les derniers partisans de la France, prit à son bord Napoléon, et ramena dans la mère patrie le partisan poursuivi, traqué, celui qui devait être l’Empereur et le prodigieux général dont la fortune bouleversa la terre.

Une Page d’histoire inédite a paru dans le Gaulois du 27 octobre 1880.


FRAGMENTS

AUX EAUX.


JOURNAL DU MARQUIS DE ROSEVEYRE.

12 juin 1880.—A Loëche! On veut que j’aille passer un mois à Loëche! Miséricorde! Un mois dans cette ville qu’on dit être la plus triste, la plus morte, la plus ennuyeuse des villes d’eaux! Que dis-je, une ville? C’est un trou, à peine un village! On me condamne à un mois de bagne, enfin!

13 juin.—J’ai songé toute la nuit à ce voyage qui m’épouvante. Une seule chose me reste à faire, je vais emmener une femme! Cela pourra me distraire, peut-être? Et puis j’apprendrai, par cette épreuve, si je suis mûr pour le mariage.