Le soir venu, j’assiste au même benedicite. Puis je passe au salon. Que vont-ils faire? Pendant une heure, ils ne font rien.
Tout à coup, la même dame qui, la veille, accompagnait les cantiques, se dirige vers le piano, l’ouvre.—Je frémis de terreur.—Et elle se met à jouer... une valse.
Et les jeunes filles commencent à danser.
Le pasteur-chef bat la mesure sur son genou par suite de l’habitude prise. Les Anglais à leur tour invitent les femmes, et les œufs à la neige tournent, tournent, tournent, les œufs à la neige tournent comme des sauces.
J’aime mieux ça! Après la valse, un quadrille, une polka.
N’ayant pas été présenté, je reste coi dans un coin.
3 février.—Autre jolie promenade au vieux castelar, admirable ruine dans la montagne, qui porte sur chaque pic quelques restes de châteaux forts.
Rien de beau comme ces débris de citadelles dans ces chaos de pierres qui dominent les neiges des Alpes (voir les guides). Ce pays est admirable.
Pendant le dîner, je me présente, tout seul, à la manière française, à ma voisine de table. Elle ne me répond pas.—Politesse anglaise.
Dans la soirée, bal anglais.