Alors l’abbé croisa ses bras sur sa large bedaine, et comme perclus de stupéfaction.
—C’est vous... vous... vous, Sabot... qui venez me demander cela... Vous... le seul impie de ma paroisse... Mais ce serait un scandale, un scandale public. Monseigneur me réprimanderait, me changerait peut-être.
Il respira quelques secondes, puis reprit d’un ton plus calme:
—Je comprends qu’il vous soit pénible de voir un travail de cette importance confié à un menuisier d’une paroisse voisine. Mais je ne peux faire autrement, à moins que... mais non... c’est impossible... Vous n’y consentiriez point, et, sans ça, jamais.
Sabot regardait maintenant la file des bancs alignés jusqu’à la porte de sortie. Cristi, si on changeait tout ça?
Et il demanda:
—Qu’est-ce qu’il vous faudrait? Dites toujours.
Le prêtre, d’un ton ferme, répondit:
—Il me faudrait un gage éclatant de votre bon vouloir.
Sabot murmura: