Martin répondit:

—Mé v’là.

Le Retour a paru dans le Gaulois du lundi 28 juillet 1884.


L’ABANDONNÉ.

VRAIMENT, je te crois folle, ma chère amie, d’aller te promener dans la campagne par un pareil temps. Tu as, depuis deux mois, de singulières idées. Tu m’amènes, bon gré, mal gré, au bord de la mer, alors que jamais, depuis quarante-cinq ans que nous sommes mariés, tu n’avais eu pareille fantaisie. Tu choisis d’autorité Fécamp, une triste ville, et te voilà prise d’une telle rage de locomotion, toi qui ne remuais jamais, que tu veux te promener à travers champs par le jour le plus chaud de l’année. Dis à d’Apreval de t’accompagner, puisqu’il se prête à tous tes caprices. Quant à moi, je rentre faire la sieste.

Mme de Cadour se tourna vers son ancien ami:

—Venez-vous avec moi, d’Apreval?

Il s’inclina, en souriant, avec une galanterie du temps passé:

—Où vous irez, j’irai, dit-il.