—Oh! ça me fait deuil, monsieur, vous ne savez pas comme ça me fait deuil.
J’essayai de le consoler, mais en vain.
Et je me couchai de bonne heure pour me mettre en chasse au point du jour.
Mon chien dormait déjà sur le plancher, au pied de mon lit, quand je soufflai ma chandelle.
Je fus réveillé vers le milieu de la nuit par les aboiements furieux de Bock. Et je m’aperçus aussitôt que ma chambre était pleine de fumée. Je sautai de ma couche, j’allumai ma lumière, je courus à la porte et je l’ouvris. Un tourbillon de flammes entra. La maison brûlait.
Je refermai bien vite le battant de gros chêne, et, ayant passé ma culotte, je descendis d’abord par la fenêtre mon chien, au moyen d’une corde faite avec mes draps roulés, puis, ayant jeté dehors mes vêtements, ma carnassière et mon fusil, je m’échappai à mon tour par le même moyen.
Et je me mis à crier de toutes mes forces:
—Cavalier!—Cavalier!—Cavalier!
Mais le garde ne se réveillait point. Il avait un dur sommeil de vieux gendarme.
Cependant, par les fenêtres d’en bas, je voyais que tout le rez-de-chaussée n’était plus qu’une fournaise ardente; et je m’aperçus qu’on l’avait empli de paille pour favoriser l’incendie.