—C’est égal, Yvette est une singulière personne. Comment va-t-elle me recevoir ce matin?
Comme ils arrivaient à la Machine de Marly, ils s’aperçurent que le ciel pâlissait.
Des coqs commençaient à chanter dans les poulaillers; et leur voix arrivait, un peu voilée par l’épaisseur des murs. Un oiseau pépiait dans un parc, à gauche, répétant sans cesse une petite ritournelle d’une simplicité naïve et comique.
—Il serait temps de rentrer, déclara Saval.
Ils revinrent. Et comme Servigny pénétrait dans sa chambre, il aperçut l’horizon tout rose par sa fenêtre demeurée ouverte.
Alors il ferma sa persienne, tira et croisa ses lourds rideaux, se coucha et s’endormit enfin.
Il rêva d’Yvette tout le long de son sommeil.
Un bruit singulier le réveilla; Il s’assit en son lit, écouta, n’entendit plus rien. Puis, ce fut tout à coup contre ses auvents un crépitement pareil à celui de la grêle qui tombe.
Il sauta du lit, courut à sa fenêtre, l’ouvrit et aperçut Yvette, debout dans l’allée et qui lui jetait à pleine main des poignées de sable dans la figure.
Elle était habillée de rose, coiffée d’un chapeau de paille à larges bords surmonté d’une plume à la mousquetaire, et elle riait d’une façon sournoise et maligne: