Un Sauvetage, par Lambert.

Au milieu d’une table desservie, un jeune chat, assis sur son derrière, examinait avec étonnement et perplexité une mouche se noyant dans un verre d’eau. Il avait une patte levée, prêt à cueillir l’insecte d’un coup rapide. Mais il n’était point décidé. Il hésitait. Que ferait-il?

Puis le patron montra un Detaille: La Leçon, qui représentait un soldat dans une caserne, apprenant à un caniche à jouer du tambour, et il déclara:

—En voilà de l’esprit!

Duroy riait d’un rire approbateur et s’extasiait:

—Comme c’est charmant, comme c’est charmant, char...

Il s’arrêta net, en entendant derrière lui la voix de Mme de Marelle qui venait d’entrer.

Le patron continuait à éclairer les toiles, en les expliquant.

Il montrait maintenant une aquarelle de Maurice Leloir: L’Obstacle. C’était une chaise à porteurs arrêtée, la rue se trouvant barrée par une bataille entre deux hommes du peuple, deux gaillards luttant comme des hercules. Et on voyait sortir par la fenêtre de la chaise un ravissant visage de femme qui regardait... qui regardait... sans impatience, sans peur, et avec une certaine admiration le combat de ces deux brutes.

M. Walter disait toujours: