—Oui, pourquoi?
—Alors tu dois connaître un peu la culture?
—Oui.
—Eh bien, parle-lui de jardinage et de récoltes, il aime beaucoup ça.
—Bon. Je n’oublierai pas.
Elle le quitta, après l’avoir indéfiniment embrassé, ce duel ayant exaspéré sa tendresse.
Et Duroy pensait, en se rendant au journal: «Quel drôle d’être ça fait! Quelle tête d’oiseau! Sait-on ce qu’elle veut et ce qu’elle aime? Et quel drôle de ménage! Quel fantaisiste a bien pu préparer l’accouplement de ce vieux et de cette écervelée? Quel raisonnement a décidé cet inspecteur à épouser cette étudiante? Mystère! Qui sait? L’amour, peut-être?
Puis il conclut: «Enfin, c’est une bien gentille maîtresse; je serais rudement bête de la lâcher.»
VIII
SON duel avait fait passer Duroy au nombre des chroniqueurs de tête de la Vie Française; mais, comme il éprouvait une peine infinie à découvrir des idées, il prit la spécialité des déclamations sur la décadence des mœurs, sur l’abaissement des caractères, l’affaissement du patriotisme et l’anémie de l’honneur français. (Il avait trouvé le mot «anémie» dont il était fier.)