Un commissionnaire le guida vers la villa Jolie, bâtie à mi-côte, dans cette forêt de sapins peuplée de maisons blanches, qui va du Cannet au golfe Juan.

La maison était petite, basse, de style italien, au bord de la route qui monte en zigzag à travers les arbres, montrant à chaque détour d’admirables points de vue.

Le domestique ouvrit la porte et s’écria:

—Oh! monsieur, madame vous attend avec bien de l’impatience.

Duroy demanda:

—Comment va votre maître?

—Oh! pas bien, monsieur. Il n’en a pas pour longtemps.

Le salon où le jeune homme entra était tendu de perse rose à dessins bleus. La fenêtre, large et haute, donnait sur la ville et sur la mer.

Duroy murmurait: «Bigre, c’est chic ici comme maison de campagne. Où diable prennent-ils tout cet argent-là?»

Un bruit de robe le fit retourner.