Une cohue épaisse qui voulait boire l’arrêta. Comme il l’avait enfin franchie, il se trouva nez à nez avec le ménage de Marelle.

Il voyait toujours la femme; mais il n’avait pas rencontré depuis longtemps le mari, qui lui saisit les deux mains:

—Que je vous remercie, mon cher, du conseil que vous m’avez fait donner par Clotilde. J’ai gagné près de cent mille francs avec l’emprunt marocain. C’est à vous que je les dois. On peut dire que vous êtes un ami précieux.

Des hommes se retournaient pour regarder cette brunette élégante et jolie. Du Roy répondit:

—En échange de ce service, mon cher, je prends votre femme, ou plutôt je lui offre mon bras. Il faut toujours séparer les époux.

M. de Marelle s’inclina:

—C’est juste. Si je vous perds, nous nous retrouverons ici dans une heure.

—Parfaitement.

Et les deux jeunes gens s’enfoncèrent dans la foule, suivis par le mari. Clotilde répétait:

—Quels veinards que ces Walter. Ce que c’est tout de même que d’avoir l’intelligence des affaires.