Moi, la première rosserie que j’ai faite, c’est au sujet d’un parapluie. J’en avais un vieux, en alpaga, un parapluie à en être honteuse. Comme je le fermais en arrivant, un jour de pluie, voilà la grande Louise qui me dit:
—Comment! tu oses sortir avec ça!
—Mais je n’en ai pas d’autre, et, en ce moment, les fonds sont bas.
Ils étaient toujours bas les fonds!
—Vas en chercher un à la Madeleine.
Moi, ça m’étonne.
Elle reprend:
—C’est là que nous les prenons, toutes; on en a autant qu’on veut.
Et elle m’explique la chose. C’est bien simple.