—Alors... alors... c’est que j’ai gagné. Vous aussi... vous me trouvez... mûre.
—Je vous trouve ravissante, ma chère; vous avez des bras, un teint, des épaules...
—Qui plairaient à M. Burel...
—Vous êtes féroce. Mais là... vrai... je ne connais pas de femme aussi séduisante que vous.
—Vous êtes à jeun.
—Hein?
—Je dis: Vous êtes à jeun.
—Comment ça?
—Quand on est à jeun, on a faim, et quand on a faim, on se décide à manger des choses qu’on n’aimerait point à un autre moment. Je suis le plat... négligé jadis que vous ne seriez pas fâché de vous mettre sous la dent... ce soir.
—Oh! Marguerite! Qui vous a appris à parler comme ça?