—C’est juste, dit Gontran.

—Alors, il ne vous reste plus rien.

—Rien, en effet... que mon beau-frère.

—Que votre beau-frère, qui en a assez de vous prêter de l’argent.

—Alors?

—Alors, mon cher, le moindre paysan logé dans une de ces huttes, là-bas, est plus riche que vous.

—Parfaitement... et après?

—Après... après... Si votre père mourait demain, il ne vous resterait plus, pour manger du pain, entendez-vous, qu’à accepter une place d’employé dans ma maison. Et ce serait encore là un moyen de déguiser la pension que je vous ferais.

Gontran dit, d’un ton irrité:

—Mon cher William, ces choses-là m’embêtent. Je le sais d’ailleurs aussi bien que vous, et, je vous le répète, le moment est mal choisi pour me les rappeler avec... avec... avec aussi peu de diplomatie...