Et on continua la promenade.
Louise et Gontran hâtaient le pas peu à peu, prenaient de l’avance, s’écartaient tellement qu’on les perdait de vue aux détours de l’étroit chemin.
La grosse dame, qui soufflait, murmura en leur jetant un coup d’œil indulgent:
—Bah! c’est jeune, ça a des jambes. Moi, je ne peux pas les suivre.
Charlotte s’écria:
—Attendez, je vais les rappeler.
Elle s’élançait. La femme du médecin la retint:
—Ne les gêne pas, ma petite, s’ils veulent causer! Ça n’est pas aimable de les déranger, ils reviendront bien tout seuls.
Et elle s’assit sur l’herbe, à l’ombre d’un pin, en s’éventant avec son mouchoir. Charlotte jeta sur Paul un regard de détresse, un regard implorant et désolé.
Il comprit et dit: