—C’est mon pays.

—Pourquoi en êtes-vous parti?

—Pour chercher du travail.

Le brigadier se retourna vers son gendarme, et, du ton colère d’un homme que la même supercherie finit par exaspérer:

—Ils disent tous ça, ces bougres-là. Mais je la connais, moi.

Puis il reprit:

—Vous avez des papiers?

—Oui, j’en ai.

—Donnez-les.

Randel prit dans sa poche ses papiers, ses certificats, de pauvres papiers usés et sales qui s’en allaient en morceaux, et les tendit au soldat.