—Le pauvre garçon!
—Pourquoi ça, le pauvre garçon? Il ne sera pas malheureux du tout sur la Lorraine.
—Non... je sais bien, mais je pense à tant de choses.
Longtemps elle songea, la tête baissée, marchant du même pas que son fils, puis avec cette voix bizarre qu’on prend par moments pour conclure une longue et secrète pensée:
—C’est vilain, la vie! Si on y trouve une fois un peu de douceur, on est coupable de s’y abandonner et on le paye bien cher plus tard.
Il dit, très bas:
—Ne parle plus de ça, maman.
—Est-ce possible? j’y pense tout le temps.
—Tu oublieras.
Elle se tut encore, puis, avec un regret profond: