—On ne mange donc...
Page 199, ligne 3, est au salon avec...
Page 199, ligne 6, Louise? Au bout d’une demi-minute, Mme Roland répondit:—Quoi? mon ami...
Page 199, ligne 12, ami, nous descendons. Et elle parut presque aussitôt, suivie de Jean. Roland s’écria: «Tiens...
Page 199, ligne 20, Jean s’avança...
Page 200, ligne 8, Et le jeune homme sortit.
Il ne s’était point couché, et n’avait pas dormi. Après avoir quitté sa mère, quand son âme se fut calmée, quand sa pensée se fut éclaircie ainsi qu’une eau battue et remuée, il accepta la situation nouvelle qu’on venait de lui révéler. Le choc reçu par sa sensibilité avait été si fort qu’il emportait, dans un irrésistible attendrissement, tous les préjugés établis et toutes les revendications de la morale naturelle. D’ailleurs, il n’était pas un homme de longue résistance; il n’aimait lutter contre personne, et encore moins contre lui-même, il se résigna donc et, par un penchant instinctif, par un amour inné du repos, de la vie douce et tranquille, il s’inquiéta aussitôt des perturbations qui allaient surgir autour de lui et l’atteindre du même coup. Il les pressentait inévitables et terribles, et pour les écarter il se décida à des efforts surhumains d’énergie et d’activité. Il fallait que tout de suite, dès le lendemain, la difficulté fût tranchée, car il avait aussi, par instants, ce besoin impérieux des solutions immédiates qui constitue toute la force des faibles, incapables de vouloir longtemps. Son esprit d’avocat, habitué d’ailleurs à démêler et à étudier les situations compliquées, les questions d’ordre intime dans les familles troublées, découvrit immédiatement toutes les conséquences prochaines de l’état d’âme de son frère.
Malgré lui, il envisageait les suites d’un point de vue presque professionnel, comme s’il eût réglé les relations possibles de clients après une catastrophe d’ordre moral. Certes, un contact continuel avec Pierre lui devenait impossible. Il l’éviterait facilement en restant chez lui, mais il était encore plus inadmissible que leur mère continuât à demeurer sous le même toit que son fils aîné. (Transposition.)
Et longtemps il marcha de long en large dans son salon, imaginant et rejetant des combinaisons, ne trouvant rien qui pût le satisfaire, car au fond de son cœur, une autre préoccupation secrète était cachée qu’il ne s’avouait pas à lui-même, celle de ne pas compromettre son mariage.
Il faisait grand jour quand il trouva ce moyen si longtemps cherché. Il se leva, s’habilla, sortit pour s’assurer que l’exécution en était possible; et maintenant il allait sonder adroitement les intentions de son frère, en déjeunant.