—Non, mon confrère de Paris me signale la situation comme très nette. Il ne nous faut que l’acceptation de M. Jean.
—Parfait, alors... et la fortune est bien claire?
—Très claire.
—Toutes les formalités ont été remplies?
—Toutes.
Soudain, l’ancien bijoutier eut un peu honte, une honte vague, instinctive et passagère de sa hâte à se renseigner, et il reprit:
—Vous comprenez bien que si je vous demande immédiatement toutes ces choses, c’est pour éviter à mon fils des désagréments qu’il pourrait ne pas prévoir. Quelquefois il y a des dettes, une situation embarrassée, est-ce que je sais, moi? et on se fourre dans un roncier inextricable. En somme, ce n’est pas moi qui hérite, mais je pense au petit avant tout.
Dans la famille on appelait toujours Jean «le petit», bien qu’il fût beaucoup plus grand que Pierre.
Mme Roland, tout à coup, parut sortir d’un rêve, se rappeler une chose lointaine, presque oubliée, qu’elle avait entendue autrefois, dont elle n’était pas sûre d’ailleurs, et elle balbutia:
—Ne disiez-vous point que notre pauvre Maréchal avait laissé sa fortune à mon petit Jean?