Ma compagne me demanda:
—Viens-tu chez moi?
—Non.
—Pourquoi pas? Tu m’as rendu un rude service que je n’oublierai pas.
Je répondis, pour me débarrasser d’elle:
—Parce que je suis marié.
—Qu’est-ce que ça fait?
—Voyons, mon enfant, ça suffit. Je t’ai tirée d’affaire. Laisse-moi tranquille maintenant.
La rue était déserte et noire, vraiment sinistre. Et cette femme qui me serrait le bras rendait plus affreuse encore cette sensation de tristesse qui m’avait envahi. Elle voulut m’embrasser. Je me reculai avec horreur, et d’une voix dure:
—Allons, f...-moi la paix, n’est-ce pas?