Mariolle, ému, un peu irrité, lui dit:
—Contez-moi tout ça?
Elle conta les tentatives immédiates et brutales de ces deux rapins arrivés la veille. Puis elle se remit à pleurer, se demandant ce qu’elle allait faire, perdue en ce pays, sans protection, sans appui, sans argent, sans ressources.
Mariolle lui proposa soudain:
—Voulez-vous entrer à mon service? Vous serez bien traitée chez moi; et, quand je retournerai à Paris, vous demeurerez libre de faire ce qu’il vous plaira.
Elle le regardait en face, avec des yeux interrogateurs.
Puis tout à coup:
—Je veux bien, monsieur.
—Combien gagnez-vous ici?
—Soixante francs par mois.