Elle rougit jusqu’aux yeux, et balbutia:
—Moi? mais non, monsieur. Je m’habille un peu mieux, parce que j’ai un peu plus d’argent.
—Où avez-vous acheté cette robe-là?
—Je l’ai faite moi-même, monsieur.
—Vous l’avez faite? Quand donc? Je vous vois travailler toute la journée dans la maison.
—Mais, le soir, monsieur.
—L’étoffe, où l’avez-vous eue? Et puis qui vous l’a coupée?
Elle raconta que le mercier de Montigny lui avait rapporté des échantillons de Fontainebleau. Elle avait choisi, puis payé la marchandise avec les deux louis donnés par Mariolle comme denier à Dieu. Quant à la coupe et à la façon, ça ne l’embarrassait guère, ayant travaillé pendant quatre ans, avec sa mère, pour un magasin de confections.
Il ne put s’empêcher de lui dire:
—Ça vous va très bien. Vous êtes très gentille.